LES TECHNIQUES SOPHRONIQUES



 
 
  I - LES CATEGORIES DE SOPHRONISATION

II - LA SOPHRONISATION SIMPLE

III - LA SOPHRO-ACCEPTATION PROGRESSIVE

IV - LA PROTECTION SOPHRO-LIMINALE

V - LA SOPHRO-SUBSTITUTION SENSORIELLE

VI - AUTRES METHODES

VII - AUTRES TECHNIQUES
 

VIII - LES TECHNIQUES SPECIALES   IX - LES CHOIX MUSICAUX
 
 
 
 
I - LES CATEGORIES DE SOPHRONISATION
 

    La sophrologie comprend de nombreuses méthodes d'origine diverse qui se distribue en deux catégories :
                    1-  Les méthodes passives
    Elles sont dites passives parce qu'elles s'effectuent en position allongée, demandent une écoute attentive des suggestions du sophro-relaxologue, une réceptivité tant mentale que physique.
                    2-  Les méthodes actives
    Elles sont dites dynamiques car elles introduisent la pratique active de mouvements. Elles s'effectuent en position assise ou debout. Elles requièrent une vive attention et une reproduction fidèle des consignes données.

    Toutes ces méthodes se déroulent toutefois selon les mêmes paramètres ou codifications. Suite à l'anamnèse, le sophrologue explique la méthode employée au sujet Le patient peut s'il le désire et afin de s'entraîner chez lui, enregistrer les séances sur un magnétophone pour cassettes. Le sophro-relaxologue a établi, avec l'acceptation réciproque du contrat, l'alliance sophronique. Pour chaque méthode, on utilise un même programme, c'est-à-dire que d'abord vient l'anamnèse, puis l'explication de la méthode, ensuite l'acceptation du programme proposé. La deuxième étape repose sur une sophronisation simple, en premier lieu, puis sur l'activation intra-sophronique, et enfin la désophronisation avec les commentaires post-sophroniques.
 
 

II - LA SOPHRONISATION SIMPLE
 

    La sophronisation simple se compose de la relaxation physique et mentale.

            1) Lors de la relaxation physique, le sujet se place en position allongée surtout dans les premiers temps, puis il pratique des exercices respiratoires, les yeux fermés afin de se concentrer sur les suggestions du relaxologue.
    La relaxation va alors être progressive et s'attacher à toutes les parties du corps.

    Ex. : «fixer votre attention sur votre visage, visualisez bien mentalement.., et relâchez tous les petits muscles de votre visage.
Faites de même pour les muscles de votre front, de vos paupières, de vos joues etc... Apprenez le relâchement obtenu et observez les sensations personnelles qui s'en dégagent ... »

    Le fait de se concentrer aussi précisément sur une partie de son corps repousse toutes pensées ou toutes images parasites.
    On constate dans ce premier type de relâchement:

                    - le déplissement du front
                    - la peau des joues s'étale
                    - l'ouverture de la bouche etc...

    Puis il s'agit de faire relaxer les points d'appui du corps, toujours en faisant constater au sujet les différentes sensations provoquées par la relaxation musculaire.
    Nous parlons ici, du cou, de la nuque et des épaules.
    Appuyez-vous sans hésitation sur les suggestions s'attachant à détendre le dos : épaules, omoplates, colonne vertébrale, la région lombaire, et le bassin. Faites lui prendre conscience des muscles qu'il relâche, du support sur lequel il repose et sur lequel il peut avoir les sensations de s'enfoncer. Rendez un dos tout mou, et tout souple et en décontractant les muscles de son dos, le sujet aura la sensation de décontracter les muscles de son thorax et sa poitrine.

    Puis suggérez-lui de décontracter ses muscles abdominaux, son ventre.
    Insistez bien sur la notion et la sensation du ventre qui s'assouplit. Puis le sujet fixe son attention sur le relâchement de ses bras et les sensations qu'il perçoit au niveau de ses mains, de ses avant-bras, de ses coudes, des bras et surtout le lâcher-prise des épaules.

    Puis cette relaxation physique progressive, obtenue grâce au terpnos logos du sophrologue, va se conclure par la décontraction des jambes et des pieds. Le leitmotiv est que le sujet doit avant tout se laisser aller, être attentif aux suggestions, confiant, et réceptif aux sensations provoquées par le phénomène relaxation.
 

            2) Démarche sur le plan mental
    Arrivé à ce point de détente, le sujet est sensible pour continuer la démarche sur le plan mental.. Il aura à mettre son psychisme au repos, en se laissant descendre doucement au plus profond de lui-même, au bord même du sommeil. C'est comme s'il dirigeait ses globes oculaires vers le bas, regardant l'intérieur de son nez.
    Il se promène, en fait, dans une zone tranquille, sombre et s'il poursuit sa descente, les bruits extérieurs s'estompent, les couleurs surgissent.
    Il peut apprécier ainsi le calme de son intériorité.
    Cette relaxation simple et naturelle favorise la récupération corporelle et mentale du sujet, sa dynamisation, sa lucidité.

            3) La désophronisation
    Ne jamais omettre de terminer la séance par une désophronisation qui se déroule en quatre temps

    Ex. :
            «I. Respirez profondément, consciemment. Amplifiez progressivement votre respiration afin de remonter doucement à la surface.
            2. Tout votre corps retrouve sa souplesse et sa mobilité... Au fur et à mesure que vos inspirations et vos expirations s'amplifient. Vos pieds, vos mains, votre visage etc... ont envie de bouger... Alors n'hésitez pas, effectuez des mouvements avec vos pieds, vos mains, votre visage...
            3. Tendez vos jambes, vos bras... étirez-vous. Faites cela avec plaisir comme si vous aviez passé une excellente nuit...
            4. Eveillez-vous... Ouvrez les yeux, à votre rythme et quand vous le désirerez .... »

    La désophronisation est ensuite suivie d'un dialogue, ou le sujet expose son ressenti au sophro-relaxologue. C'est un entraînement de base que tout sujet doit s'appliquer à pratiquer environ pendant une semaine, quotidiennement, après les repas.
    Le sujet passera ensuite, aux exercices qui se basent sur l'activation intra sophronique et qui se concrétisent par des exercices tirés de la méthode de Schultz. Lorsque le sujet aura accédé au niveau sophroliminal lors des premières séances, on introduira dans cet apprentissage progressif, semaine après semaine, la perception :

            1. De la pesanteur dans la nuque, le dos, les bras, les jambes.

            2. De la chaleur qui parfois se manifeste par des picotements sur le dos de la main.

            3. Des battements cardiaques. Ici il est nécessaire d'être vigilant : par exemple cette activation doit être évitée chez certains sujets anxieux pour qui cour est synonyme de maladie du cour. Vous aurez donc à consulter votre anamnèse pour orienter votre activation.
    Le sophro-relaxologue insistera sur des suggestions de calme. Ex. : «votre cour bat lentement» «votre cour bat, calme et lent».

            4. Et la prise de conscience de son mode respiratoire.

    Grâce à la détente du dos, le thorax et l'abdomen se libèrent facilitant les mouvements du diaphragme. D'où ce sentiment que perçoit le sujet qui se relaxe, de se détacher de toutes les contraintes musculaires et d'acquérir une respiration plus aisée.

    On n'insiste jamais assez sur l'importance de la respiration abdominale. Pourtant, elle est au centre de toute libération puisqu'elle est tributaire du contrôle de nos émotions et en même temps, nous le favorise. C'est aussi grâce à une bonne maîtrise de notre respiration que nous pouvons
                    - Approfondir notre état de relaxation
                - Accéder à d'autres perceptions et d'autres états de conscience.

            5. La chaleur dans la zone du plexus solaire au creux de l'estomac. Ceci afin de favoriser la circulation sanguine et une meilleure irrigation de l'estomac, du foie, des reins, des glandes surrénales, du pancréas etc...
    Les spasmes de l'intestin vont s'apaiser et le sujet prendra conscience de la chaleur rayonnant de son plexus solaire.

            6. de la fraîcheur sur son front.

    Même si le sujet ne perçoit pas ces six sensations les unes après les autres, il peut toutefois acquérir une bonne détente physique et mentale.

    Ces sensations sont ressenties de manière variable par le ou les sujets, mais souvent très rapidement les sujets perçoivent bien les sensations de poids (en particulier des membres) et de la chaleur.
    Les résultats obtenus sont parfois étonnants, ils sont toujours probants. Et nombreux, sont les personnes qui sont ravies de constater :

                    - leur capacité de concentration
                    - leur faculté à se détendre eux-mêmes (parfois grâce à des auto-suggestions).
                    - les mille et une sensations qui les habitent
                    - la capacité de se contempler de l'intérieur
                    - la sérénité acquise (grâce déjà, seulement, à quelques séances de sophronisation simple) etc...

    N'omettez jamais dans une sophronisation de base, avant de désophroniser votre sujet de lui faire des «suggestions cadeaux», telles que par exemple:     «Vous passerez cette nuit, une nuit extrêmement agréable et reposante» ou bien «Demain, quand vous vous réveillerez, vous vous sentirez complètement en forme et joyeux...».

Caycedo a classé les différents types de sophronisation :

            a) Celles qui agissent sur le présent telles
                    - la sophronisation simple
                    - la sophro-substitution sensorielle
                    - la sophro-respiration synchronique.

            b) Celles agissant sur la dynamique du futur :
                    - la sophro-acceptation progressive
                    - la sophro-correction sérielle
                    - la protection sophro-liminale
                    - la sophro-stimulafion projective.

    Nous venons de définir ce qu'était une sophronisation simple en précisant qu'elle est la base de nombreuses techniques mais aussi, ce que sont les activations centra-sophroniques.

    Attachons-nous maintenant à expliciter les autres étapes de cette relaxation progressive.






III - LA SOPHRO-ACCEPTATION PROGRESSIVE
 

    La 3ème phase est la sophro-acceptation progressive où le sujet est invité à imaginer une situation positive qui peut se réaliser dans un futur proche et à ressentir les sensations de bien-être qui l'accompagnent. Cette technique suggestive vise à substituer des sentiments positifs aux sentiments négatifs que le sujet peut éprouver dans certaines situations anxiogènes.
    Bien sûr, le sujet imaginera une situation positive qui se déroulera dans un avenir proche, un ou deux mois, par exemple.
    Mentalement, il se verra dans un cadre idéal dont il imaginera tous les détails, entouré des personnes de son choix.
    Le sophro-relaxologue lui demandera alors de prendre conscience de son état de bien-être physique et moral d'apprécier de même toutes les sensations agréables qu'il perçoit et par ailleurs, de constater l'harmonie des rapports entre lui et ce qui l'entoure.
    Ne jamais omettre la désophronisation et le dialogue post-sophronique.
    La sophro-acceptation progressive a pour objectifs :
            a) d'augmenter la capacité de perception du positif,
            b) de faciliter l'intégration du corps,
            c) de développer l'harmonie entre le corps et l'entourage,
            d) de permettre un conditionnement positif et un déconditionnement à l'orientation systématiquement morbide et dépressive.

    Cette méthode trouve son utilité au cours de l'entraînement à la préparation à l'accouchement, dans la préparation psychologique des sportifs, ou des étudiants devant passer des examens. C'est en fait une méthode axée sur l'annulation de la crainte du lendemain ou des épreuves à venir. Une autre technique utilisée est la sophro-respiration synchronique dans laquelle le sujet, à chaque respiration, mentalise un terme signifiant l'apaisement (calme, quiétude, harmonie), puis formule une phase exprimant un projet positif.

    C'est une fois, qu'il a abaissé son niveau de vigilance, qu'il est au bord même du sommeil, que le sujet formule son projet positif dynamisant tel que par exemple : «Demain, je réussirai mon examen».

    Puis le sujet retourne dans un état sophroliminal profond pendant quelques instants. Suivent alors la désophronisation et le dialogue post-sophronique.

        Exemple d'exercice destiné aux compétitions sportives: (du Docteur Raymond ABREZOL) :
    «Debout, les yeux fermés, relaxé, prenez conscience de votre corps, de votre poids sous la plante des pieds... Respirez profondément par le ventre...
     Penchez le haut du corps vers l'avant, en expirant, pliez vous à la hauteur des hanches en laissant les bras relâchés... Détendez votre nuque...
    Remplissez vos poumons d'air en vous redressant... Faites alors des cercles avec le haut du corps, lentement, d'un côté - en arrière - de l'autre côté - en avant, en gardant les poumons pleins. Ensuite, tracez un cercle dans l'autre sens, en relaxant toujours bien la nuque...
    Faites cet exercice plusieurs fois, mais sans forcer.
    Vous allez probablement ressentir un léger étourdissement, alors expirez, videz bien vos poumons en vous penchant en avant puis redressez-vous doucement...
    Respirez normalement...
    Relaxez-vous encore davantage ... Imaginez votre prochain exploit sportif, pensez à tous les détails de cette compétition imminente...
    Pour ressortir de cette relaxaùon, effectuez les mouvements que vous connaissez -orteils -doigts -visage... Respirez profondément, étirez-vous et ouvrez les yeux».
 
 
 
 

IV - LA PROTECTION SOPHRO-LIMINALE
 

    Cette technique, la protection sophro-liminale du sommeil ne peut se pratiquer que si le sujet a été longuement entraîné aux techniques précédentes car elle concerne le sommeil. Il est supposé normal de s'endormir sans aucune aide.
    Toutefois, un important pourcentage d'individus consomment des drogues de toutes sortes (somnifère - pilule - antidépresseurs etc ... ) pour s'endormir plus facilement.

    Si une fatigue se fait sentir au réveil, c'est le signe d'un stress trop important la plupart du temps, mais parfois trop faible. Souvent, l'on peut y remédier en réorganisant sa vie journalière. Et bien entendu, il est inutile «de se torturer les méninges» avant de s'endormir. Il est essentiel, au coucher de se mettre en paix avec soi-même, de mettre de côté les soucis et tracas quotidiens, de s'étendre confortablement, respirer profondément et de se détendre.
    Donc en état de relaxation, que le sujet approfondit de plus en plus par des respirations lentes, il imaginera le moment du coucher.
    Il détaillera toutes ses habitudes.

    Mentalement, il effectuera tous les actes (tel par exemple : éteindre la lumière mentalement) qui le conduiront à son endormissement. Allié à sa respiration lente et profonde, il prononcera un mot qui accentuera sa quiétude afin que celle-ci règne sur tous ses mécanismes biologique et psychologique. Cette phase se pratiquera à plusieurs reprises au cours de la journée afin de créer un auto-conditionnement et une apparition automatique du mot choisi lors de l'endormissement réel.
    Puis le sujet devra imaginer l'heure de son lever et donc s'attacher mentalement à tous les détails constituant son réveil.

    Par exemple : le jour qui pointe, la conscience du corps qui s'éveille etc...
    Il reprendra une respiration profonde etrégulièreet à chaque expiration, iln'oublierapas deprononcer son court projet choisi et positif.
    Ainsi la conscience s'imprimant de ce projet, dynamisera son réveil.

    On ne cherche plus à prouver à l'heure actuelle, l'efficacité de cette méthode, lorsqu'elle est bien appliquée et répétée régulièrement.

    Elle nous permet de nous libérer des somnifères et de leurs méfaits, en particulier, sur la phase paradoxale du sommeil.
 
 
 

V - LA SOPHRO-SUBSTITUTION SENSORIELLE
 

    La 6ème méthode du programme est la sophro-substitution sensorielle. Cette technique vient à être utilisée après un entraînement sérieux aux phases précédentes et va se dérouler comme suit :

            a) Le sujet prend conscience sur la demande du sophrologue d'une sensation spontanément ressentie. Par exemple : la chaleur au niveau d'une main ou du ventre, la fraîcheur du front.

            b) Il remplace cette sensation par une autre perçue comme très agréable. Pour la percevoir, il peut s'aider s'il le désire d'images lui inspirant cette sensation.
    Le but est de remplacer une sensation perçue la plupart du temps comme désagréable par une sensation agréable.
    Lorsque le sujet a indiqué qu'il a atteint sa nouvelle perception, en levant l'index par exemple, il revient à une perception normale, s'éveille progressivement et dialogue sur son expérience sensitive avec le thérapeute.
    Cette méthode, utilisée par les stomatologistes et certains dentistes, sert de base à une analgésie locale. En obstétrique et en kinésithérapie, elle permet de supprimer les douleurs résultant des incisions lors des épisiotomies et d'autre part, les sensations désagréables dues aux contractures.

    Puisque un symptôme peut être remplacé par un autre symptôme ou par un autre sentiment, la douleur par exemple, peut être, ainsi changée en chaleur.
    C'est pourquoi on peut réaliser des anesthésies complètes de la mâchoire ou de la main. Lorsqu'une partie du corps doit être anesthésiée, il faut appuyer ses suggestions d'un contact d'objet froid (Ex. : un cendrier en verre) ou du doigt.
    Bien sûr, le terpnos logos doit être approprié et contenir des mots évoquant les sensations que l'on désire provoquer. (Ex. : chaud - froid - anesthésie - tissus insensibles - libre de toute douleur - glace - main glacée etc ... ). Il est nécessaire de répéter ces mots pendant plusieurs minutes.
    Toutefois, l'anesthésie doit être limitée à 2 ou 3 heures, et la chaleur à deux ou 3 jours.

    Ainsi, peut être traitée l'obésité en suggérant par exemple au patient, la nausée à la vue de certains aliments. Tout cet apprentissage trouve sa conclusion dans la pratique de la méthode intégrale.
    Tous les éléments surgissant des séances précédentes vont être enregistrés pour donner à ce dernier apprentissage la touche finale et personnelle.

    Cette méthode clôt l'alliance sophronique ainsi que toute thérapie ou tout entraînement prophylactique par la sophrologie. C'est donc en pratique, l'enregistrement d'une dernière cassette, complète et personnalisée, avec un projet volontairement choisi et positif que le sujet pourra appliquer chaque jour.
 
 
 
 

VI - LES AUTRES METHODES
 

    Les autres méthodes sont utilisées, en particulier dans le domaine psychiatrique et psychologique. Diverses techniques spécifiques en sophrologie existent, conduisant à la pratique d'autres techniques permettant une analyse en profondeur du patient et de ses symptômes, telles que par exemple
                    - la sophroanamnèse,
                    - la sophromnésie positive simple.

            1) La sophroanamnèse a pour but de compléter les données d'une anamnèse restées dans l'ombre. Le patient ne se rappelant pas forcément, de certains événements pourtant capital de son enfance, la sophroanarnnèse permet de clarifier certains aspects de ce passé enfoui.
    Pour effectuer cette démarche, le patient doit être profondément sophronisé.
    Par exemple en utilisant les techniques des marches ou des expirations.

    Processus à suivre
                    - sophronisation de base
                    - on met au point avec le malade un langage gestuel.
    Ex. : lever l'index de la main droite = oui, à la question du sophrologue - ne pas lever l'index droit: non, à la question posée.
    Le patient doit voir et croire l'événement sans parler.

    Certains patients sont plus sensitifs que visuels. Il s'agira donc pour tout sophrologue, de les amener à entendre quelque chose, sentir une odeur, avoir un goût dans la bouche ou encore tâter des objets (bien sûr, tout cela mentalement) dès que l'image est apparue sur l'écran mental du patient.
    Vérifiez si le bord de cet écran est noir, gris, ou blanc ainsi il vous donnera la mesure du caractère de l'événement qui se déroule. Celui-ci est-il stressant, agréable ou neutre ?

    Evitez toute suggestion au malade, car l'image doit se présenter spontanément sur son écran mental. Par contre, conseillez-lui de mémoriser cette image car elle sera l'objet d'un débat post-sophronique. Bien sûr, d'autres images peuvent apparaître, et vous aurez à procéder de la même manière.

    A la séance suivant, on peut suggérer au malade des images déjà vécues et de continuer une analyse verbale, sous forme de dialogue, au niveau sophroliminal. N'omettez jamais d'étudier au cours d'une 2ème séance, un événement à caractère agressif ou névrosique important.
    Puis dans un dernier temps, on fait revenir le malade. Si le sujet vit deux événements stressants dans une séance, c'est largement suffisant. Cela lui permet d'expulser l'émotion liée à ces événements et de les oublier définitivement. En raison de l'intensité des émotions provoquées, on peut lui proposer de voir un épisode agréable de sa vie, afin que lorsqu'il s'éveille, il soit calme et apaisé.

    La sophromnésie complète avantageusement cette méthode précédente.
    Il s'agira de demander au patient mis en état sophronique, les souvenirs et les images que lui suggèrent les différents âges de sa vie :
    Par exemple: «si le malade a 35 ans, on ouvrira le livre à la page 35, chaque page représentant une année, ou bien encore, le sophrologue comptera simplement et lentement les années 80-79-78-76 ... »

    Chaque fois, le patient va relater ce qu'il voit et ressent et préciser ce qui lui plaît le plus, en ce sens là c'est une sophromnésie positive.

    Toutefois cette technique en associant avec la sophroanamnèse libère des événements traumatisants ou stressants que peut avoir vécu le malade.

    Il sera bon alors de le laisser s'extérioriser, avec toute la brutalité avec laquelle les émotions peuvent se manifester (cris - pleurs - hurlement etc ... ).
    Par cette méthode, on apprend à mieux connaître le sujet et son passé, mais aussi à lui faire prendre conscience de toutes les «inconnues» qui peuvent le mouvoir dans l'ombre.

            2) La technique du rêve éveillé de LEUNER, il y a plus de 20 ans, a été reprise, voici quelques années par la sophrologie. On la retrouve à présent, sous le terme de sophro-association onirique, avec bien sûr quelques simplifications.

    Très utile en psychothérapie, grâce à son langage symbolique, elle nécessite pour son utilisation, l'expérience et la compétence du sophrologue.

    Cette méthode est basée sur l'imagination. Le patient, en état sophronique, se représentera et décrira des situations réelles ou imaginaires, totalement libres.

    La méthode de sophro-associaùon onirique est la suivante (selon le Dr JEZIC)
            1 - Sophronisation de base
            2 - Une relaxation moyenne
            3 - Propositions au malade de thèmes qui lui plaisent (ou préalablement choisis) tels que: un dimanche à la campagne, un voyage en mer, le jour de Noël etc...
    Si toutefois un autre thème se présente spontanément à lui, il est bien qu'il accepte ces images.
            4 - Il raconte, relate tout ce qu'il voit, entend, sent. S'installe alors un dialogue sous forme de questions entre le thérapeute et son patient.
    L'expérience du thérapeute guidera le patient en particulier lorsque ce dernier ressent de l'angoisse (claustrophobie, attaque de bêtes sauvages etc ... ).
            5 - Après un certain laps de temps (15 à 20 mn environ), le malade est invité à trouver une place agréable
où il peut s'asseoir. On le fait revenir par la méthode classique en n'oubliant pas la suggestion cadeau.
Il ouvre les yeux, reste tranquille un moment. Puis, s'installe la discussion sur le rêve vécu.
 
 
 

VII - LES AUTRES TECHNIQUES SOPHROLOGIQUES
 

            1) La sophro-correction sérielle

    Cette méthode est une technique de comportement en état sophronique. Elle donne de bons résultats pour les phobies anciennes(claustrophobie - peur des voyages aériens, des chiens, espaces vides etc...). Dans un premier temps, on établit avec le patient une échelle de déconditionnement. Le sujet sera invité ensuite à imaginer des scènes tout d'abord peu stressantes puis plus traumatisantes en lui signalant qu'il peut se libérer de toute impression angoissante face aux images qu'il voit en y substituant des situations plus agréables. C'est grâce à cette aptitude d'interchanger les images que le malade peut peu à peu imaginer des situations en rapport avec sa phobie.
    En raison de la gravité de la phobie et de la personnalité du patient, le nombre de séances sera variable. Par exemple: 10 à 20 séances pour la phobie des voyages aériens.

            2) La sophro-stimulation projective

    Cette technique se situe entre les méthodes de relaxation statiques et dynamiques. Elle est très employée en kinésithérapie.

    Procédé à suivre :
           1 - Sophronisation simple.
            2 - Activation intrasophronique.
            3 - La sophro-respiraùon synchronique.

    En même temps que le sujet pratique des mouvements de contraction et de relâchement musculaires, le sujet inspire en synchronicité.
    Ex. : inspiration - tension - rétention - expiration - relâchement.

    Cette méthode peut être utilisée de façon sélective, pour le ou les membres à rééduquer, mais aussi pour l'ensemble du corps. La 2ème phase dans ce type d'exercice est la suivante : le sujet est invité à s'imaginer dans une situation très positive ou il aura récupéré toutes ses fonctions motrices et qu'il pourra envisager d'ici deux à trois mois, en fonction de la gravité de ses symptômes.
    Cette méthode a été mise au point par Victor Copin, emméthothérapeute à Douai. C'est un dérivé en fait de plusieurs méthodes sophroniques et de la relaxation de Jacobson.

    Comme toutes les techniques précédentes, elle se termine par une désophronisation et un dialogue postsophronique.

            3) La sophronisation focalisée

    C'est le psychosomaticien espagnol Perez Sloker, qui est le fondateur de cette méthode qui a pour but de permettre le développement de la capacité de concentration, en outre, sur les organes qu'il faut stimuler.
    Exemple «Il a mis en évidence l'accroissement fonctionnel de la glande thyrdide, des reins, de l'utérus par
                    - l'augmentation de la sécrétion urinaire
                    - La réapparition des règles chez les femmes atteintes d'aménorhée».

            4)  la respiration dynamique relaxante :
    C'est J. Courchet qui est à l'origine de la création de cette méthode. J. Courchet dirige une clinique spécialisée dans la rééducation respiratoire. Cette technique comporte deux degrés et s'effectue dans toutes les positions (assise - couché - debout).
                       -  ler degré : ce seront des mouvements orientés sur la respiration.
                        - 2ème degré : c'est un auto-conditionnement idéo-moteur par l'intermédiaire de moyens visuels stimulant la respiration.

    Des formulations sont utilisées comme renforçateurs telles que par exemple : S.E.V.E (soufflez, encore, videz, encore) pour favoriser l'expiration.
    Vous pouvez vous référer, si vous le désirez, à l'ouvrage suivant :
    «La Respiration» de J. Courchet - (Dynamique Relaxante - Paris - Maloine).

    A côté de ces méthodes statiques, il en existe d'autres, regroupées sous le terme de relaxation dynamique et sont divisées en 3 degrés.

           5) La Relaxation Dynamique
    La relaxation dynamique est une technique de sophronisation individuelle et collective dont certains procédés sont issus de techniques orientales.
                    - Le ler degré : la relaxation dynamique concentrative, à partir de la sensation de contraction des muscles et la sensation de relâchement, au cours de certains mouvements - (YOGA HINDOU).
                    - Le 2ème degré : la relaxation dynamique contemplative : le sujet prend conscience de son corps et intègre progressivement cette conscience dans une perception affinée des sensations, des émotions, des sentiments. (INDE BOUDDHISME).
                    - Le 3ème degré : la relaxation méditative, est inspirée de la méditation ZEN (JAPON).
    Toutefois, tout rituel, tout caractère sacré ou religieux en sont exclus. C'est en cela qu'elle se distingue des méthodes orientales. Les orientaux, en particulier, dans les exercices de méditation Zen, doivent méditer sur un «Koan» (problème sans aucune solution rationnelle).

    Exemple de Koan : «Un jour, un paysan introduit un oeuf d'oie dans une bouteille ; il met le tout à incuber pendant 23 jours. Un oison naît et il le nourrit par l'embouchure de la bouteille de manière à ce que le petit de l'oie grandisse rapidement. Maintenant, la bouteille est complètement remplie par l'animal. Et le paysan désire le libérer, sans pour autant miser la bouteille ni tuer l'oie !... » Fermez les yeux, imaginez et méditez sur cette petite histoire, de manière à trouver une solution à cet insoluble problème - (Exemple donné par le Dr Raymond ABREZOL).

    Raymond Abrezol pense qu'il est possible avec un entraînement intensif en relaxation dynamique, sous le contrôle d'un sophrologue très entraîné, de parvenir à l'extase. Dans le sens ethymologique du terme EKSTASIS singifie SORTIR DE SOI, c'est-à-dire projeter notre conscience hors de nous-même sur un Objet, une personne ou dans le vide.

    *  L'apprentissage du ler degré de la relaxation dynamique s'effectue en deux temps :

            A) lère partie
    Elle dure 15 jours en raison de 3 séances environ par semaine. La séance débute par une sophronisation simple et continue par différents exercices en position debout, axés sur
                    - le réchauffement du corps
                    - la respiration
                    - l'assouplissement du cou.
                    - la synchronicité entre les mouvements des bras et la respiration
                    - et en final, une relaxation en position allongée avec concentration sur un objet naturel (arbre fleur - nuage etc ... ) et une désophronisation simple avec le retour en position debout.

            B) Pendant le déroulement de la 2ème partie, le sujet conserve à l'esprit l'objet naturel qu'il a choisi lors de sa méditation et s'applique à faire une autre série d'exercices (qui seront pratiqués pendant 15 autres jours).
    Cette 2ème partie débute par des exercices axés sur la décontraction
                    - des doigts, des mains, des poignets et des avants-bras,
                    - de l'abdomen,
                    - du buste,
                    - des jambes.

    Et toujours en final, une grande relaxation en décubitus dorsal, latéral, droit, latéral gauche et à nouveau en position dorsale. Lors de cette relaxation, il y a reprise de la concentration sur l'objet naturel puis une désophronisation simple.
    Ce ler degré se pratique au moins un mois. Chaque séance dure environ 1 heure. Celle-ci peut être raccourcie en éliminant quelques exercices si la personnalité du sujet l'exige.

    * Après cet apprentissage, on peut passer aux exercices du second degré

    Ils débutent toujours par une sophronisation simple.

    Le 2ème exercice est un exercice de sophro-respiration synchronique en association avec des mouvements des bras, ceci afin d'aider le sujet à prendre conscience de son corps comme s'il se croyait de l'extérieur.
    Le 3ème exercice est un développement de cette perception, ainsi que la prise de conscience de la possibilité de séparer la conscience du corps.
    Le 4ème exercice s'axe sur la respiration abdominale lente et rapide.
    Le 5ème exercice développe la perception des 5 sens.
    Les 6ème, 7ème, 8ème et 9ème exercices sont des exercices respiratoires où le sujet synchronise ses temps respiratoires avec des mouvements :
                    1. de la tête, en arrière, en avant
                    2. des bras
                    3. des jambes
                    4. du corps tout entier tendu.

    Ces exercices ont pour but de faire percevoir au sujet, son corps et les modifications qu'il subit lorsqu'il est en mouvement.
    Ce sont des exercices qui agissent en profondeur sur le schéma corporel et qui permettent au sujet de développer la perception initiale qu'il avait de son corps.
    Suit une désophronisation simple et un dialogue avec le ou les participants.

    * Le 3ème degré nommé aussi : Relaxation dynamique méditative se divise en deux parties.

    La lère partie : elle peut être pratiquée pendant environ 3 semaines et recouvre dex exercices mêlant la concentration sur certains points précis (Ex. : abdomen), la perception affinée de certaines parties de son corps (Ex. : dos), la respiration contrôlée, les pensées synergiques, le mouvement (Ex : la marche) et le recueillement dans le silence.

    La 2ème partie est constituée d'une série d'exercices permettant d'apprécier la nature du silence (en état de sophronisation), sa durée, les bruits, la profondeur de l'état modifie de conscience atteint, mais permet aussi de méditer sur son existence propre, celles des autres et de la nature.

    La relaxation dynamique a acquis beaucoup de succès dans notre société auprès des thérapeutes de toutes formations et spécialités diverses en raison de sa facilité de maniement, de sa rapidité d'apprentissage, de son efficacité dans toutes sortes de problèmes et de sa qualité dans le chemin vers la connaissance de soi. C'est la porte ouverte à d'autres perceptions, d'autres sensations, un autre état d'esprit, et surtout l'apprentissage de la conscience du devoir en nous.

    Exercice du 3ème degré
    «Eloignez de vous toutes peurs... Toutes craintes... en particulier du bruit et du silence (silence long)... Nous écoutons les bruits... Nous sommes les bruits ... ».
 

    Exercice de sophro-acceptation progressive selon le Docteur Raymond ABREZOL.

    «Etendez-vous... ou asseyez-vous confortablement et fermez les yeux... Concentrez-vous sur votre respiration... Chaque fois que vous expirez, vous vous relaxez plus profondément... Contrôlez votre relaxation de la tête aux pieds, sans oublier de détendre votre dos... C'est comme si vous étiez sur le point de vous endormir... Imaginez que vous vivez en ce moment le jour de votre prochain examen, vous êtes aussi détendu que maintenant.. Vous quittez votre maison, en chemin, vous vous sentez heureux... et à votre arrivée, vous examinez bien la selle... Si vous la connaissez... vous vous voyez bien à votre place Vous avez bien préparé toutes les matières...,,Vous avez travaillé le mieux possible et vous êtes calme En restant dans cet état de relaxation tout ce que vous avez lu et appris sera présent dans votre conscience, votre mémoire ne vous fera pas défaut le moment venu.. vous avez confiance en vous... Ensuite, vous êtes en plein examen... le professeur est là... vous êtes toujours détendu et vous répondez facilement à toutes les questions... L'appréciation sera certainement bien au-dessus de la moyenne. Imaginez ainsi tous les examens que vous aurez à passer... Quand vous avez terminée sortez de votre état de relaxation comme d'habitude... en étirant bien tous vos muscles... en respirant profondément avant d'ouvrir les yeux».

    Exercice de sophro-substitution sensorielle : (toujours selon la technique du Docteur Raymond ABREZOL).

    «Etendez-vous ou asseyez-vous confortablement et fermez les yeux..
    Relaxez-vous aussi profondément que possible de la tête aux pieds... Concentrez-vous sur votre articulation la plus douloureuse... Imaginez sa forme à l'intérieur du membre.... Les vaisseaux sanguins qui s'agrandissent en amenant davantage de sang dans l'articulation... Pensez que votre douleur va être remplacée par de la chaleur, pendant vingt-quatre heures, cette chaleur pénètre vos os ... Pendant ce temps, votre douleur disparaît, elle est remplacée par de la chaleur.
    Toute votre attention se porte sur l'articulafion douloureuse Votre conscience est capable de modifier localement votre circulation sanguine...
    Peut-être sentez-vous la chaleur s'étendant progressivement et remplaçant complètement votre douleur... Cette chaleur est bienfaisante... Prolongez l'exercice à votre rythme...
    Ensuite, préparez-vous à ressortir de votre état de relaxation...
    Remuez les pieds... les mains... Eùrez vos membres... Respirez... et ouvrez les yeux».
 
 
 
 
 

VIII - LES TECHNIQUES SPECIALES
 
 

    Elles sont nombreuses, très diverses et utilisées de manière spécifique.

    Elles sont la porte ouverte à toute créativité et conduisent parfois à des apprentissages surprenants et de nature spiritualiste.

    Pour la plupart dérivées des techniques de base ou reposant sur la sophronisation de base, elles sont toutefois la démonstration concrète d'un autre regard, d'une autre perception possible.
 
 

    1. LA TECHNIQUE DE L'INFLUENCE SOPHROLOGIQUE SUR LE RYTHME CARDIAQUE

    Abrezol et Dumont sont à l'origine de cette technique en développant l'idée d'une technique qui a une influence sur la tachycardie chronique et la bradycardie.
    A l'aide, donc, d'un métronome réglé sur un rythme variant entre 40 et 240 coups par minute, il procède à une séance spéciale de relaxation permettantde stabiliser le rythme cardiaque à 80 pulsations par minute. Il faut plusieurs mois pour stabiliser le rythme et considérer le résultat thérapeutique, positif. Et dans cette méthode, le patient effectue aussi un entrainement chez lui.
 
 

    2. LA TECHNIQUE PSYCHOPLASTIQUE

    Cette technique s'emploie lors d'une fracture, d'une brûlure ou d'une destruction du tissu corporel, pour stimuler le remplacement de celui-ci par un tissu de rechange.

    Exemple de séance :
    «Observez votre fracture sur cette radiographie..
    Pensez fortement... Visualisez la régénération de vos os ... » suivent :
                    - la sophronisation de base
                    - des suggestion spécifiques
                    - puis réveil du malade.
 
 

    3. L'AUTOSCOPIE

    Après une sophronisation profonde, le sujet est amené à visualiser son corps et ses organes. Il doit percevoir par lui-même l'organe qui dysfonctionne et doit donc toujours informer le thérapeute, des espaces malades, de son corps (ce qu'il voit et ressent).

    Suggestion possible : par Ex. : «Vous êtes un globule blanc et cette aptitude vous permet de vous glisser dans tous les recoins de votre corps et pénétrer vos organes avec plus d'aisance». Puis desophronisation. Cette méthode est très efficace dans les cas de troubles psychosomatiques et des maladies dont le diagnostic est imprécis.
 
 

    4. LA SOPHRO ANALYSE

    Cette méthode est utilisée pour l'analyse de rêve. Ceci bien sûr, en état sophroliminal. C'est ainsi que le malade explique selon son propre ressenti, les symboles et les images qu'il a rêvés.

    Ne pas négliger deux éléments essentiels dans cette technique:
                    - d'effectuer une sophronisation de base
                    - de laisser au patient la parole.
 
 
 

5. LA METHODE "VARYSARA KREYIA"

    Cette technique extrême orientale exerce une influence certaine sur la méditation utile en relaxation dynamique, elle l'est aussi dans le traitement contre l'obésité et doit être employée au début de ce traitement.
    Dans cette méthode est associée à une sophronisation de base suivie d'un exercice de sophro-acceptation progressive, une purification intestinale à l'aide de thé, jus de fruit, eau, soupe de poireaux en alternance avec de la gymnastique. Ceci selon des horaires et codes précis.
 
 
 

6. LA METHODE ANTI-TABAC DE JEZIE

    Cette technique antitabac est aussi une thérapie contre une drogue. En cela, elle ne peut réussir que lorsqu'elle est conduite par un thérapeute expérimenté. Elle nécessite du temps et le désir de collaboration du patient et peut aller jusqu'à 1 0 séances environ.
    Il est essentiel de connaître la motivation réelle du patient qui veut arrêter de fumer.

    La méthode sophrologique antitabac est basée sur une auto et hétérosuggestion active, faite en état sophroliminal.

    Deux semaines avant le début du traitement, le malade doit changer de marque de cigarettes. Les nouvelles, doivent contenir peu de nicotine de O,lg à 0,3g environ.

    Le premier jour du traitement, on réduit de 50 % le nombre de cigarettes fumées (le 2è à 5 cigarettes, le 3è à 2 etc...). On conseille au patient d'acheter une pipe qui restera éteinte bien sûr, mais qui lui servira d'objet fétiche, pendant plusieurs mois. Toutes les séances antitabac se déroulent de manière identiques (en abrégé):
                    * une relaxation profonde (par le TRAM)
                    * l'approfondissement de la relaxation par le procédé d'expiration
                    * faire les suggestions nécessaires et créer des réflexes (tels que : en fumant je deviens cancéreux , mon myocarde est malade)
                    * créer des réflexes de vanité, d'amour de soi (Ex. : je suis fier de ne pas avoir fumé depuis 2 jours)
                    * désophronisation de manière habituelle.
    Afin que la méthode augmente en efficacité, il est utile de donner des conseils pratiques au malade lorsqu'il se sent stressé et d'autre part, le sujet doit s'exercer chez lui à plusieurs reprises en employant la technique apprise.
 
 

    7. LA SOPHRONISATION OU GOUTTE A GOUTTE
 

    Cette méthode est utile dans les cas
                    - de confusion
                    - de dépression
                    - de peur
                    - de tics
                    - et de névroses.

    On peut procéder selon deux techniques, aussi efficaces l'une que l'autre.

            1. Première technique se déroule comme suit:
                - une sophronisation de base
                    - suggestion de calme, tranquilité et détente
                    - en même temps, on effectue une perfusion intraveineuse goutte à goutte d'un tranquillisant ou antidépresseur, dans du sérum physiologique (à dose légère).

            2. Deuxième technique : Procédé à suivre
    On sophronise le malade, et quand il est en état sophroliminal, on lui suggère (et il imagine) qu'il reçoit
un goutte à goutte tranquillisant en n'omettant pas de formuler des suggestions de calme, de détente pour
apaiser ses angoisses.

    Pour les deux techniques, le retour au réveil est classique.
 
 

    8. LA TECHNIQUE CONDITIONNEE D'ABREZOL

Autre méthode pour se libérer du stress, de la peur ou de l'angoisse, elle a pour but de créer des réflexes conditionnés en procurant le calme.
Elle se déroule comme suit :

                    - Sophronisation de base
                    - Approfondissement de la relaxation par les techniques des mouches ou de la concentration sur sa propre respiration.
                    - Propositions de suggestions d'évasion mentale: en lui suggérant de se retrouver dans un lieu agréable par exemple.
                    - Puis avant-demiùre étape : suggestion d'une situation désagréable - Et pour se libérer de son stress, le sujet doit réagir, il doit inspirer profondément, détendre son visage, laisser tomber ses épaules et expirer violemment.
                    - On lui suggère que c'est un réflexe conditionné et qu'à chaque situation de stress qu'il aura, il réagira de cette manière et sera spontanément calmé.
                    - Désophronisation selon le mode habituel.
 

    9. LA TECHNIQUE D'ABREZOL CONCERNANT LA FRIGIDITE ET L'IMPUISSANCE

    Cette méthode peut être associée à des cours de sexologie (textes + dessins) et provoque des réactions (orgasmiques) puissantes chez l'homme comme chez la femme. Elle réclame donc, une certaine intimité pour le couple à la fin de la séance.
    La participation de l'un ou l'autre des partenaires augmente l'efficacité de la technique qui se déroule comme suit (en abrégé). Citons les éléments essentiels
            1. Une sophronisation de base.
            2. Le terpnos logos orienté sur l'ouverture de la porte de l'inconscient.
            3. L'ouverture de la porte menant à l'inconscient. Apparitions d'images suggérées ou spontanées qui sont l'expression symbolique de cet inconscient. C'est en fait, un voyage intérieur orienté vers la mer et son monde aquatique (symbole du ventre matemel) puis vers le ciel et le vol (symbole paternel), et, en dernier, vers la reconnaissance et l'acceptation de sa féminité ou de sa masculinité; de l'amour, et de l'acte sexuel.
            4. Il s'agit ici d'harmoniser l'animus, partie inconsciente masculine et l'anima, partie inconsciente féminine. Le sujet doit être érotisé et puissamment excité par le thérapeute.
            5. La désophronisation s'effectue en tenant compte que le sujet sort de son subconscient et suit le chemin du retour vers le conscient. Ne pas négliger de lui faire retrouver la perception de son corps avant de le faire revenir de manière classique.
 

    10. LA TECHNIQUE DE REINCARNATION D'ABREZOL

    Pour Abrezol, «une technique de réincarnation est possible, elle s'opère par la méthode de régression spirituelle». Car un symptôme ou une maladie psychosomatique peut avoir des racines dans une vie antérieure.
    Cette méthode est souvent utile quand d'autres techniques sophrologiques ne donnent aucun résultat. Elle requiert toutefois une ouverture d'esprit particulière, une acceptation de la philosophie bouddhiste, une conscience spirituelle. En raison de cela, elle ne peut être pratiquée par tous les thérapeutes et proposée à tous les patients.
    C'est une recherche très spécifique qui par les impressions, les sensations, les ressentis et les visions qu'elle provoque, modifie en profondeur notre vision du monde et notre mode de pensée.

    De ce fait, elle peut se vivre aussi comme l'aboutissement d'une longue démarche psychothérapeutique.
 

11. LA THANATOTHERAPIE

    La technique des sept vallées

    La thanatothérapie a pour mission de préparer les mourants à accepter la mort avec le sourire et sans peur. La technique Tao et le voyage des sept vallées représente le voyage à travers la vie. C'est aussi un chemin vers la mort avec un sentiment de bonheur et de délivrance. Il s'agit aussi d'une promenade philosophique non pour les mourants mais accessible à chacun de nous.

    Le voyage des sept vallées est lié à la mystique orientale. Ces sept vallées se nomment:

                - la vallée du savoir et des connaissances
                    - la vallée du repentir et des regrets
                    - la vallée des empêchements et des obstacles
                    - la vallées des souffrances et des peines
                    - la vallée du tonnerre et des éclairs
                    - la vallée des gouffres et des précipices
                    - la vallée des hymnes, des fêtes et des solennités.

    Cette méthode nous permet d'entrer en contact avec notre inconscient collectif et le monde des symboles. Le texte original des sept vallées a malheureusement disparu - Bhagwan Shree Rajneesh a présenté une vision de ce texte (de longueur moyenne).
    Moi Shangandh semble connaître la version la plus complète.
    L'école de sophrologie de Paris en connait une version assez courte et peu imagée. Ce texte semble avoir été composé au 3è siècle avant J. Christ jusqu'au ler ou 2ème siècle après J. Christ où il fut rédigé. Jusque là, il fut transmis de manière orale.
    Bien sûr, le voyage des sept vallées, ne s'effectue pas en une seule séance. Trois séances d'une heure environ sont nécessaires.
    Il s'agit de procéder par étape, lentement afin que les paroles résonnent et incitent à un état de réceptivité de plus en plus profond et signifiant.
    Nous allons clore ce chapitre ici, en précisant toutefois que d'autres techniques spéciales existent que nous développerons dans  «Les applications de la Sophrologie», chapitre concernant en outre les domaines suivants : sport et gynécologie, plus spécifiquement la préparation à l'accouchement.

    On ne peut toutefois user des techniques sophrologiques sans considérer l'accompagnement musical, si souvent indispensable. Il participe de l'harmonie crée avec le Terpnos logos et se présente comme un inducteur de relaxation et aussi, d'états modifiés de conscience.
 
 
 
 

IX - LES CHOIX MUSICAUX
 

    Les exercices de sophrologie comme ceux des méthodes classiques de relaxation, peuvent s'accompagner et s'agrémenter de thèmes musicaux.

    De nombreuses recherches ont contribuer à mettre en lumière le retentissement psychophysiologique de la musique sur les rythmes cardiaque, respiratoire, digestif et les états affectifs et ce pour la majorité des individus.
    Ce retentissement varie bien sûr en fonction des styles de musique d'où les orientations variées de la musicothérapie.
    La musique peut servir d'élément inducteur dans la relaxation ou la sophrologie, associée ou non à d'autres méthodes (Schultz, Jacobson, Caycedo) mais elle peut être aussi un support de l'expression corporelle et peut être utilisée à des fins psychothérapeutiques et M.A. Ghuilhot, J. Jost et E. Lecourt dans leur ouvrage «La musicothérapie et les méthodes d'association des techniques» traitent dans son détail des recherches et des différentes techniques d'utilisation de la musique.
    C'est aux U.S.A qu'a été le plus étudié le pouvoir affectif de la musique. Certaines recherches sur des milliers de sujets ont mis en évidence:

            1. La musique détermine un changement de l'état affectif du sujet.
            2. L'effet dominant d'une oeuvre musicale est constant d'une audition à une autre.
            3. Les réponses affectives à une oeuvre musicale sont uniformes chez la grande majorité des sujets.
            4. Les réponses sont dépendantes d'une série de facteurs tels que : l'éducation, l'oeuvre musicale, le tempérament, le contexte socioculturel.
    La musique, considérée aussi, comme un instrument de discipline de pensée et d'expression des émotions au travers de la motricité, est utilisée pour ses qualités pédagogiques auprès de différentes populations (handicapés physiques - enfants sourds ou aveugles - débiles profonds - délinquants..).
    La musique, en fait, facilite le rétablissement des rythmes fondamentaux de l'organisme et leur synchronie. Elle est un agent d'homéostasie. Ainsi, elle est utilisée dans la pathologie psychosomatique pour la relaxation, l'hypnose et de façon plus générale, pour les sujets instables, nerveux ou anxiaux. La musique d'ambiance permet de créer un cadre plus agréable, plus intime (en particulier dans les milieux hospitaliers). La musique réactive revitalise, provoque une reprise de contacts sociaux et de nouvelles motivations pour toute personne en souffrance (Ex. : les personnes très âgées).
    Elle peut être aussi l'intermédiaire d'une reprise de contact avec la réalité, du rétablissement de la communication interpersonnelle, auprès de sujets inhibés ou opposants, ou encore psychotiques (Ex. : les enfants autistiques).
    On peut considérer les retentissements physiologiques de la musique comme des réactions à des stimuli musicaux. Le corps est alors perçu comme extérieur à la musique. Toutefois, le corps tient une place plus fondamentale dans la musique selon Schoeffner:
    «... La musique instrumentale en ses formes les plus primitives, suppose toujours la danse : elle est danse - L'homme frappe le sol de ses pieds ou de ses mains, bat son corps en cadence, sinon l'agite en partie ou en entier afin de mouvoir les objets et ornements sonores qu'il porte».
    Le corps est ici tantôt support musical (ornements sonores: clochettes, bijoux etc ... ) tantôt instrument demusique lui-même (frappements, piétinements, voix, souffle ... ), et ceci pouvant aller jusqu'à l'utilisation des os, de la peau des ennemis comme instruments.

    La musique rapproche du désir rythmes, volupté, extase, puissance devant la virtuosité sont autant d'impressions intimement liées au sexuel.
    Par exemple :
                    - les percussions renvoient à la motricité et au contrôle de l'agressivité,
                    - les instruments à vent, renvoient à l'intérêt de l'enfant au sujet des bruits corporels,
                    - la voix est en relation avec l'oralité, la mère, le sevrage.
                    - les violons, par le frottement, peuvent aussi évoquer des impressions sexelles
                    - le piano, lui, renvoie à la masturbation et au toucher etc...

    Notons encore les formes corporelles et parfois sexuelles qui sont données aux instruments de musique. Ex. : tambour à bois en forme de phallus.
    La musique, est en fait, une sublimation, une satisfaction ludique et socialisée de nos instincts.

    Elle exerce différents impacts sur chacun de nous.

    La musique classique avec ses règles, ses structures, ses harmonies, sa philosophie sa magnificence est dominée parfois par le rapport au religieux.

    La musique romantique est plus proche du sentiment et de l'envoutemenl
    La musique primitive, la musique pop sont plus proches du pulsionnel et avec la musique folklorique, toutes trois sont très impliquées dans le social et la communicativité.

    Enfin, la musique contemporaine, est à certains moments plus intellectuelle, à d'autres, plus proche du corps ou tentant au contraire, de la nier ou de le dépasser par l'électronique.

    La musicothérapie sedéfinit «comme une méthodepsychothérapeutique qui utilise les effets dynamisants et sédatifs de la musique».

    Mais l'application que l'on peut aussi développer est celle de l'usage prophylactique de la détente psychomusicale dans la prévention des surmenages, des émotions et des excitations sensorielles que notre société active multiplie sans précaution.

    U musique peut aider à supprimer, progressivement mais rapidement, des états de nervosité, d'anxiété et d'angoisse et des difficultés d'ordre psychosomatique telles que les céphalées ou l'asthme. «Toute méthode de relaxation sous induction musicale permet d'abord d'amener le patient à la détente, par son pouvoir calmant, réconfortant et rassurant, puis de le plonger dans un état de relaxation très profond, aux confins du sommeil, dans cette zone de seuils ou il ne s'agit ni d'un état de veille, ni d'un état de sommeil, mais d'un état très particulier de la conscience.. comparable à l'état hypndide» («La musicothérapie ... » de Ghuilhot, Jost et Lecourt).

    La musique s'adresse directement au corps, aux sens et à l'esprit repoussant la carapace sociale et les résistances intellectuelles.

    Le ler but de la musique associée à quelle que soit la méthode de relaxation, est une meilleure perception ducorps: Favoriser son expression, saredécouvertepar une écoutedeplus enplus subtile, afindepouvoir habiter ce corps justement.
    Il s'agit aussi d'affermir le sentiment naissant de sécurité intérieure et de communication interpersonnelle et de faciliter l'acquisition d'un meilleur contrôle tonico-émotionnel.

    Le 2ème but consiste en la création d'une disponibilité nouvelle aux stimuli extérieurs.

                    * Exemple de technique de relaxation (pratiquée en musicothérapie) par Jacques Jost et Elisabeth Derdat

    «Cette relaxation sous induction musicale doit gommer les perturbations provoquées par le rythme de vie et rétablir un équilibre général extérieur - intérieur:»
            «1. Se concentrer fortement sur soi-même, sur son corps, et respirer calmement, profondément.
            2. Se concentrer sur une partie de son corps en se disant qu'elle est lourde, pesante. Alors une sensation de chaleur descend dans tout le corps, et les paupières s'alourdissent: «... imaginez maintenant une petite sphère d'énergie et de lumière se situant dans votre ventre, au niveau du nombril.. Allez au delà, de l'imaginaùon et formez cette sphère, origine de votre énergie. Visualisez une chaleur douce et lumineuse, de couleur rouge, se diffusant dans tout le corps à partir de ce point. Imaginez cela et essayez de la vivre
avec le maximum de conscience. Restez quelques instants à apprécier cette force tranquille qui émane de votre ventre...».
            3. Penser à un objet ou un paysage, de préférence associé à une image heureuse, en harmonie avec le flux musical qui continue à cette détente ... Le niveau de relaxation atteint est si profond que les anciens taoistes l'appelèrent «la respiration par les os», soulignant ainsi que l'oxygénation du corps est plus facile et plus profonde, lorsqu'elle est aidée par la détente et la conscience.
Cette relaxation profonde s'accompagne maintenant d'une musique dont la tonalité est celle de CHANG (sol), liée à l'élément Métal, aux poumons, ainsi qu'à l'Ouest. Cette tonalité génère le YIN et possède une action sur la tristesse...
            4. Retrouver dans la musique des sources de détente et d'évasion.
            5. Associer aux images sonores des représentations personnelles qui orientent vers un nouveau comportement.
            6. Enfin, se laisser aller aux sentiments qui s'éveillent en soi, à la joie profonde qui naît» («Les musiques qui guérissent» par Sophie Heimeau - Retz).
    Le texte de cette technique est l'ouvrage de Gervais Driot. Jacques Jost et Elisabeth Dordat sont à l'origine des associations musicales provoquant les états de relaxation profonds.

    Dans le cadre de technique de rééducation, 1'uùlisation de sons et d'accords isolés est conseillée. Lorsqu'on utilise des oeuvres m usicales, on va tenircompte de la tonalité émotionnelle et affective que l'on provoque chez autrui. Cette technique est actuellement appliquée en musicothérapie. On peut bien entendu, en recherchant une certaine efficacité, personnaliser le choix musical en fonction de l'état psychologique et de la culture musicale du sujet.
    Exemples :
                    * Pour le problème du sommeil, utilisation de sons nasales se rapprochant du rythme respiratoire.
                    * Pour la préparation à l'accouchement:
                            - dans la phase de tension «ouverture du vaisseau fantôme de Wagner»,
                            - dans la phase de détente «Enchantement du Vendredi Saint-Parsifal».

    Les rythmes slaves, primitifs, africains favorisent la phase de tension ainsi que certaines oeuvres contemporaines.
    Les musiques maternelles et féminines telles que par exemple certaines musiques vocales, certaines mélodies, certains concerts, certaines berceuses ou musique de balets influencent la phase de détente.

    Exemples d'oeuvres musicales sélectionnées pour la musicothérapie.
                    * Relaxante: «Le lac des cygnes» de Tchaà'kowski.
                    * Apaisante: «Ave Verum» de Mozart.
                    * Tonifiante - «Symphonie du Nouveau Monde» de Dvorak.
                    * Triste: «La belle au bois dormant» de Tchaikowski.

    Le choix musical est souvent ce qui requiert le plus d'expérience: Une expérience d'écoute etde sensibilité et une connaissance objective des associations tant musicales que musique et suggestions données (le terpnos logos). Doit s'instaurer aussi avec le temps et la pratique, une harmonisation de la voix, de la parole et de la musique utilisée.
    Certains musicothérapeutes et psychologues ont constaté que
                    - le violoncelle évoque l'angoisse, la solitude mal vécue, le malheur,
                    - les cuivres expriment, quant à eux, la profondeur des sentiments, l'extase mystique et sensuelle, les élans inconscients. Ils seraient les médiateurs du domaine du rêve, de l'amour fatal et de la sensualité.
                    - le piano apparait l'instrument narcissique par excellence. Il favorise le repliement satisfait sur soi. Par contre,
                    - tous les instruments à percussion, (la cymbale par exemple), renvoient à l'expression de l'agressivité et de la colère.

    Jean Serry; ex-danseur à l'opéra de Paris propose un programme musical lié à l'expression corporelle, très en harmonie avec les rythmes intérieurs, et le potentiel réel de l'individu.
            Par exemple :
                    * au lever - une première musique, brève qui doit correspondre à notre état d'âme du moment. Ensuite,
                    * pour être plus réceptif aux autres, il faut une musique qui éveille en douceur (telle Bach par exemple) et y associer des exercices respiratoires,
                    * si l'on se sent tendu, c'est à ce moment là (pour lui) qu'il faut danser, et sur des musiques dynamisantes, très rythmées (Ex.: des musiques russes ou encore «le Lever du Jour» Extrait de Daphné et Chloé de Ravel, «La Mer» de Debussy etc...),
                   * pour reprendre confiance en soi, la spontanéité des gestes et des mouvements est essentielle et fonction de ce que l'on ressent de soi et de son potentiel. Les meilleures musiques pour cela sont les valses («l'invitation à la Valse» de Weber ou encore «la Valse» de Ravel).

    Si, en sophrologie, la musique classique occupe sa place, en raison des études effectuées sur l'impact de ces dernières, les musiques modernes toutefois (synthétiseurs etc ... ), ainsi que les musiques orientales n'en sont pas du tout exclues.
    Selon le but à atteindre et la population à toucher, chacun de vous aura à créer sa petite bibliothèque musicale.
    Celle-ci doit être toutefois constituée en fonction du respect de certaines règles et pour cette raison, une connaissance musicale en particulier de la résonance des notes et des choix musicaux que vous êtes susceptibles de faire, est souvent nécessaire.


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